À QUOI SERT TOUT CECI ?

Vous vous demandez parfois ce que vous faites là ? À quoi sert cette vie ? Les plus grands motivateurs vous diront de remplacer la question “À quoi ça sert ?” par “Qu’est-ce que je peux faire pour que ça serve ?” Tout se mettra alors en place. Parce que le meilleur moyen de trouver un sens à sa vie, c’est de lui en donner un.

Mais, en fait, qui cherche à donner un sens à sa vie ? Un arbre se demande-t-il pourquoi il est là ? Une fleur s’interroge-t-elle par rapport à sa forme ou son utilité ? Un oiseau se demande-t-il ce qu’il fait sur terre ? Qui, à part l’être humain, essaie désespérément d’atteindre le bonheur ?

buts-phid

Certains me répondront que nous ne sommes pas des végétaux, et plus vraiment des animaux. Que nous sommes plus “évolués”. Nous avons une intelligence bien supérieure aux autres espèces de cette planète. Mais que faisons-nous réellement avec cette extraordinaire capacité de réflexion ? À part détruire notre environnement en construisant des usines pour fabriquer des choses très intelligentes comme des télévisions qui servent surtout à nous abrutir ou travailler jusqu’à l’épuisement pour pouvoir s’acheter des choses dans le but de se sentir bien.

Et si tout ceci ne servait à rien ? Dérangeant, n’est-ce pas ? Mais dérangeant pour qui ? Pour celui qui cherche un sens ? Et si, plutôt que de chercher un sens, nous cherchions celui qui cherche ? Où est-il ? Dans notre corps ? Tendez votre main devant vous et posez-vous cette question : “Est-ce que cette personne qui cherche le bonheur se trouve dans cette main ?” Non, évidemment. Le chercheur est en train de regarder cette main, et ne peut donc pas s’y trouver. La preuve la plus évidente est que si on lui coupe la main, le chercheur est toujours là…

Mais alors, si le chercheur n’est pas dans cette main, où est-il ? Dans vos bras ? Dans vos jambes ? Dans votre ventre ? Dans votre dos ? Dans votre tête ? Où dans votre tête ? Cherchons, cherchons. Dérangeant, n’est-ce pas ? Peut-être qu’il n’aime pas cela, ce chercheur. Parce que peut-être qu’en cherchant le chercheur, nous ne trouverons rien. Mais sans chercheur, y aurait-il encore quelque chose à chercher ? Et si ce que nous cherchons avait toujours été là ? Comme ces clés que nous cherchons des heures alors qu’elles étaient dans notre poche.

Partager :
Fermer le menu