LES 3 REFUGES

LES 3 REFUGES, (Bouddha, Dharma, Sangha) sont 3 aides pour les personnes qui souhaitent se libérer de la souffrance. Ceux-ci peuvent avoir plusieurs significations en fonction des écoles bouddhistes. Je vous propose ici (comme d’habitude) une compréhension non religieuse et non rituelle que j’ai déduite par l’expérience directe de la pratique.

Les 3 refuges, ou 3 joyaux, sont :

  • L’ENSEIGNANT : la personne que l’on a choisi (ou les) pour nous aider dans notre démarche, pas en tant qu’individu mais en tant qu’état que l’on reconnait chez quelqu’un. On « reconnait » quelque chose en lui.
  • L’ENSEIGNEMENT : la philosophie et les pratiques, certainement de méditation, qui conduisent à la libération de la souffrance dont parle la philosophie bouddhiste (Voir ici).
  • LE GROUPE : qui permet de garder confiance et de se nourrir de la présence des autres. Je précise que même en n’ayant plus besoin du groupe on peut continuer à se joindre à celui-ci pour aider les autres.

Le rôle de l’enseignant est de distiller les enseignements au groupe de la manière la plus efficace et la plus juste en fonction de chacun. C’est pourquoi une réponse à une question peut parfois avoir une réponse différente en fonction de qui la pose et de sa capacité à la comprendre.

Au-delà de ce rôle, on doit percevoir chez l’enseignant le fait qu’il a compris et intégré ce qu’il transmet. Ce n’est pas quelque chose que l’on comprend intellectuellement, c’est plutôt quelque chose de l’ordre du ressenti. Ce n’est pas pour autant que cet enseignant doit être parfait, car il est aussi sur cette voie de libération, mais il doit au moins avoir intégré ce dont il parle.

Le symbole tibétain

Il existe un symbole tibétain que l’on retrouve partout dans les livres et les temples et qui représente ces 3 refuges. On les voit représentés par des cercles, entourés d’une protection et d’un feu :

Utilisation comme ancrage

Cette image utilisée comme support agit comme un ancrage. Le mot « ancrage » vient de la PNL (Programmation Neuro linguistique). C’est quelque chose (objet, image, son, sensation, geste,…) qui nous met automatiquement dans un état particulier quand il apparaît. Par exemple comme quand vous voyez une photo qui tout de suite vous fait du bien ou vous rend triste. Ou bien quand on entend une musique particulière et que tout d’un coup on a envie de danser.

Quand cet ancrage est choisi délibérément dans une démarche de méditation, c’est une sorte de « Ah oui c’est ça que je fais maintenant ! » Le principe est simple : quand vous êtes dans cet état que j’appelle « naturel », ou par exemple juste après une méditation, vous regardez l’image quelques secondes et c’est comme si elle se chargeait dans votre cerveau (download mental à la Matrix…)

Le mental crée alors automatiquement une association : état + image. Quand on est perdu, on regarde l’image et c’est comme si un truc en nous disait « Ah oui c’est ça mon état naturel ! ». Ça aide à savoir quoi faire ensuite…

Comme pour tous les outils, tant que ça aide on l’utilise, jusqu’au jour où on n’y voit plus qu’une image orange avec des lignes alors c’est qu’on n’en a plus besoin et on vire.

Attention à l’attachement

Comme tous le supports destinés à accompagner une pratique, attention de ne pas s’y attacher et de les rendre indispensables. C’est juste une image qui est censée représenter quelque chose, mais qui ne devrait pas remplacer cette chose. 

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